Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Éditorial / 07/12/2020

L es semaines se suivent et se ressemblent, et les Français vivent cette fin d'année avec un sentiment de résignation, de lassitude, et quand même avec l'espoir que les campagnes de vaccination à venir pourront améliorer la situation du pays. Pour cela, le gouvernement a choisi son « monsieur vaccin », en la figure du professeur Alain Fischer, immunologue, qui a pris la tête du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Pour sa première apparition jeudi dernier, c'est peu dire si ses mots ont surpris : en affirmant qu'il fallait rester très prudent, que l'on ignorait l'effet de ces vaccins et qu'il fallait encore attendre les conclusions des expertises scientifiques, dif-ficile de créer un climat de confiance pour les grandes campagnes de vaccination à venir, plusieurs sondages ayant déjà montré que beaucoup de Français refusaient de se faire vacciner. Là encore, ce sera au chef de l'État de restaurer une confiance abîmée depuis longtemps pour convaincre le plus de citoyens possible de passer par cette étape essentielle pour ralentir la diffusion du virus et, à terme, stopper les contaminations. Car le pays ne peut vivre éternellement sous perfusion et ne peut pas se permettre de vivre d'autres « vagues ». Personne ne le veut, et personne ne le supporterait.
Précédents éditoriaux