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Pouvoirs / Éditorial / 14/06/2021

Violences

La gifle donnée par un jeune homme au chef de l'État, lors d'un déplacement, a choqué la totalité de la classe politique, à juste titre. Cette violence physique n'est que le reflet d'un pays sans cesse sous tensions. Dans un pays électrisé par les confinements successifs liés à la crise sanitaire, où la perte de repères – moraux, intellectuels, politiques, religieux – est chaque jour plus forte et où toute forme d'action politique est de plus en plus rejetée (abstention toujours plus grande, notamment lors des dernières élections législatives partielles), les tensions ne peuvent qu'aboutir à ce genre d'actes aussi inacceptables qu'imbéciles. « Ne faisons pas dire à cet acte imbécile et violent plus qu'il ne faut lui en faire dire », a d'ailleurs commenté Emmanuel Macron le lendemain, lors d'un entretien. Ce climat violent inquiète également, au-delà de la sécurité même du président de la République, au regard de la prochaine échéance nationale.

De nombreux hommes et femmes politiques de tous bords se posent les mêmes questions : dans quelles conditions se déroulera la prochaine élection présidentielle ? Le climat de violence et de rejet du personnel politique va-t-il finir par s'estomper ? Pour l'heure, per-sonne n'a les réponses.

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