2022 se précise (un peu plus) >
La désignation avant-hier de Valérie Pécresse comme candidate Les Républicains pour l'élection présidentielle et le premier meeting du candidat désormais officiel Éric Zemmour (lire nos pages 2 et 3) clarifient le jeu à droite après plusieurs semaines de poker menteur entre les différents prétendants.
Ainsi, la prochaine élection présidentielle commence à se dessiner avec plus de précision, même si l'« épreuve » fatidique des cinq cents signatures d'élus validées par le Conseil constitutionnel n'est pas encore passée. Le chef de l'État, concentré sur sa droite, porte un regard plus clair sur la stratégie à adopter. Mais la nomination de l'ancienne ministre inquiète dans les rangs macronistes, qui auraient préféré soit la « ligne dure » portée par Éric Ciotti pour pouvoir se démarquer, soit la victoire de Xavier Bertrand, à laquelle Emmanuel Macron s'était préparé.
Même si la majorité espère beaucoup de la « maison commune » récemment créée, la confiance que l'on pouvait entendre en off en la réélection du chef de l'État (lorsque celui-ci sera candidat) semble désormais s'amenuiser au fil des semaines. Cette situation politique est cependant à relativiser : pour le moment, tout reste instable et peut changer, en faveur ou en défaveur d'un ou d'une candidate. De quoi donner, encore, des espoirs aux uns comme aux autres.