À moins d'un mois du premier tour… >
Cette « drôle de campagne présidentielle », dont il reste un peu moins d'un mois avant le premier tour, ne cesse de prendre des tournants inattendus. À droite, tout d'abord. Porté dans un premier temps par des sondages favorables jusqu'avant Noël de l'année dernière, le polémiste Éric Zemmour semble, pour le moment, marquer le pas, tout comme la candidate LR Valérie Pécresse, qui qui ne trouve pas pour le moment de solution pour remonter dans les sondages, commençant sérieusement à inquiéter son parti. Marine Le Pen, malgré les défections et une baisse dans les sondages depuis l'automne dernier, ne s'affaisse pas autant que prévu pour le moment. À gauche, ensuite. La candidate investie par le Parti Socialiste Anne Hidalgo est donnée, dans différents sondages, à moins de 2 % des voix. Le PS subit un effacement complet du paysage politique, désormais dominé à gauche par Jean-Luc Mélenchon, dont la dynamique récente lui redonne tous les espoirs, et par l'outsider communiste Fabien Roussel. À l'Élysée, enfin, avec le « président-candidat » qui tutoie les 30 % d'intentions de vote, selon les instituts de sondage. Des scores en partie expliqués par la complexité des troubles géopolitiques en cours liés à la guerre en Ukraine. Mais pas uniquement. Face à la faiblesse de ses oppositions politiques, aussi.