Monsieur le Président, au travail ! >
Désormais réélu malgré une abstention plus importante qu'en 2017, Emmanuel Macron sait qu'il a devant lui des mois et des années difficiles. Car maintenant, le plus dur commence. L'entre-deux-tours de l'élection présidentielle a montré que le chef de l'État a pris beaucoup de liberté avec sa politique, notamment sur le plan libéral, en multipliant les clins d'œil à l'électorat de gauche, mais aussi en restant vague sur certains sujets dont on sait que ce sont les talons d'Achille de sa politique (régalien, sécuritaire notamment).
Emmanuel Macron, donc, doit très vite revenir aux fondamentaux de son offre politique : libéral, en faveur des entreprises… Et, surtout, le chef de l'État réélu ne doit pas retomber dans les travers de la « petite politique », avec les prochaines élections législatives qui arrivent et qui pourront, à n'en pas douter, profondément modifier le paysage politique, à gauche comme à droite. C'est là que le choix d'un Premier ministre (ou d'une Première ministre) est essentiel pour mener à bien cette séquence politique. Car ce n'est pas au président de la République de traiter les accords d'appareils et les calculs politiciens : les Français exigent, à raison, une hauteur de vue et une vision pour la France.
Gageons que le chef de l'État n'oublie pas cette mission si vitale pour un pays fatigué toujours plongé dans des crises nombreuses.