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Pouvoirs / Éditorial / 04/07/2022

Le joli enfumage de Bercy sur les comptes publics

La session parlementaire qui s'ouvre cette semaine va être animée. D'abord parce qu'elle va donner l'occasion à certains de montrer la qualité de leurs cordes vocales. Ensuite parce que le sujet principal va porter sur le fameux « paquet pouvoir d'achat ». Enfin parce qu'un gros morceau de ce temps parlementaire va être consacré aux comptes publics. Si Bruno Le Maire reconnaît déjà que la hausse des taux d'intérêt va avoir un impact de 17 milliards sur la charge de la dette, ses services se sont empressés d'ajouter qu'au sens de la comptabilité maastrichtienne, celle-ci serait limitée à 42 milliards pour l'ensemble de l'année. Peut-être !

Mais au sens de la comptabilité budgétaire, celle à partir de laquelle sont construites les lois de finances rectificatives – comme celle qui sera présentée aux députés le 20 juillet prochain –, la charge de la dette va atteindre cette année 55 milliards d'euros. Soit exactement le montant du budget de l'Éducation nationale. Tout cela à cause d'une dette de 2 900 milliards d'euros et à l'impéritie de nos politiques qui, telle la cigale de La Fontaine, se trouvent bien démunis face à l'inflation et à l'envolée des taux d'intérêt. Pourtant gouverner, c'est prévoir… !

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