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Pouvoirs / Éditorial / 29/08/2022

La fin du « quoi-qu'il-en-coûte »

D epuis sa réélection à la tête du pays, le président de la République semblait en apesanteur. Il a attendu longtemps avant de choisir sa Première ministre. Il a mal vécu l'échec des législatives. Certains le disaient déprimé, voire désabusé, allant jusqu'à rallonger ses week-ends au Pavillon de la Lanterne pour fuir cette « prison dorée » qu'est l'Élysée.

L'air marin du Fort de Brégançon, les vacances en famille dans cette villégiature présidentielle et quelques sorties en jet-ski ont revigoré Emmanuel Macron. Et c'est tant mieux. Son propos liminaire en introduction du conseil des ministres de rentrée sur « la fin de l'abon-dance et de l'insouciance » était à la fois juste et posé. Mais au-delà de cette phrase qui a frappé tous les esprits, le chef de l'État a invité ses ministres à « nommer » ces nouveaux défis et cette « grande bascule » que vit l'Europe plutôt qu'à se laisser aller à des propos démagogues – par exemple sur les jets privés ou les profits des grands groupes.

Ce qui signe la fin du « quoi-qu'il-en-coûte ». Si le cap de ce second quinquennat est encore un peu flou, le capitaine, lui, tient bien la barre désormais. C'est l'essentiel. Surtout à l'orée des crises qui nous menacent.

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