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Pouvoirs / Éditorial / 20/03/2023

On a rétréci la droite libérale !

Ce n'est pas juste d'affirmer que l'article 49-3 a été brandi jeudi dernier en raison de la division du groupe LR sur la réforme des retraites. Certes, il y avait trop de députés de droite à refuser de voter ce texte. Mais chez Renaissance et Horizons il y avait aussi beaucoup de frondeurs. Et c'était bien plus problématique pour Élisabeth Borne.

Il reste que cette réforme – avec toutes ses imperfections – devait être votée par une droite libérale et sociale. Ne serait-ce que parce qu'elle assure l'équilibre financier du régime par répartition à un moment où les marchés financiers deviennent frileux. Et parce qu'elle va accroître, nolens volens, le nombre d'heures travaillées dans le pays, condition indispensable à la création de la richesse.

Elle devait aussi être votée par la droite par cohérence avec ses positions antérieures, notamment lors de l'élection présidentielle, il y a un an. Éric Ciotti n'est pas parvenu à tenir ses députés et il a laissé Aurélien Pradié devenir le premier des « insoumis ». Plus grave est le silence coupable de Laurent Wauquiez qui entend être le candidat de LR en 2027. La droite ne pesait plus grand-chose après son score pitoyable aux dernières législatives. Mais son attitude au cours des derniers jours a rétréci encore sa capacité de manœuvre au Parlement et son aptitude à jouer à nouveau un rôle de premier plan. Et le pire, c'est que tout cela fait le jeu de l'extrême droite…

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