Transdev : la stratégie de la reconquête
Thierry Mallet, PDG de l'opérateur de transports, met la dernière main au nouveau plan stratégique du groupe, qu'il présentera début juillet. La CDC, actionnaire à 70%, s'y appuiera pour trancher sur la cession des 30 % détenus par Veolia : le repreneur doit être en capacité de « booster » Transdev sur ses nouveaux axes stratégiques. D'abord, le transport ferroviaire, notamment en France, où le groupe, deuxième opérateur en Allemagne, se veut le principal futur concurrent de la SNCF. Mais aussi le redéploiement à l'international. Transdev, présent dans 19 pays, est en passe de revenir en République tchèque via un contrat de bus, et vise aussi un retour en Colombie, où une compétition s'ouvre. Le nouvel actionnaire doit aussi aider Transdev dans son positionnement d'acteur de « la mobilité du quotidien », avec un fort ancrage local. Et, surtout, dans les développements de nouvelles offres à fort contenu technologique : transports à la demande, appli intégrant tous les transports locaux, véhicules autonomes. Ainsi que le bus électrique. Thierry Mallet inaugure cette semaine les 100 premiers bus électriques du réseau d'Amsterdam-Shiphol qui font de Transdev le premier opérateur européen de bus électrique, avec 400 bus aux Pays-Bas et 135 en France. Ce cahier des charges pour le nouvel actionnaire semble conforter le statut de favori du groupe allemand de services à l'environnement et de logistique Rethmann face aux fonds CVC Capital Partners et Mobivia (La Lettre de l'Expansion du 12 février). En attendant, Thierry Mallet s'est attelé à diminuer les foyers de pertes dans le B to C. Ainsi, les taxis aux Etats-Unis, restructurés et réorientés vers la clientèle Entreprises, sont désormais à l'équilibre opérationnel. Eurolines, dont Transdev est coactionnaire, est en voie de consolidation avec un modèle et une appli uniques pour tous les pays européens où l'opérateur de cars est présent. z