VIVENDI
a fait l'objet d'une rumeur surprenante sur le brûlant sujet de sa participation dans Mediaset.La Lettre de L'Expansionbas de gamme italienne, du nom deLettera 43, prétend que, pendant que Giuseppe Conte prononçait son discours au Sénat la semaine dernière, l'un des banquiers d'affaires les plus en vue, Luigi de Vecchi, président de la division Europe continentale de Citigroup, a franchi le seuil du Palazzo Grazioli où l'attendait Silvio Berlusconi. Selon les « indiscrétions » deLettera 43, le banquier serait allé sonder l'ancien Premier ministre italien, pour le compte de Vincent Bolloré ; il lui aurait alors fait part d'une offre d'achat de la majorité des actions de Mediaset, à un prix supérieur à 3,5 euros par action. Ce qui est fantasque pour deux raisons. D'abord, Fininvest – la holding de la famille Berlusconi – a affirmé de son côté n'avoir jamais songé à vendre sa participation, et vise par ailleurs un projet de fusion de Mediaset avec Media-forEurope. Ensuite, du côté de Vivendi, qui a immédiatement démenti la rumeur, on comprendrait mal les motifs du rachat alors que le groupe n'a cessé de déplorer le fonctionnement illégal de la dernière AG et utilise désormais tous les recours juridiques possibles pour contester la légalité des projets en cours de Mediaset. Le journal, peu sérieux, n'aura même pas réussi à déstabiliser les cours de Bourse.