ENTREPRISES – FINANCE – MARCHÉS /
20/01/2020
L'ACTIVISME À TOUTES LES SAUCES >
Après Paris Europlace, le Club des juristes, le rapport élaboré par Éric Woerth et Benjamin Dirx auditionnés par la mission parlementaire, c'est au tour de Lazard d'analyser, dans un compte rendu très attendu, les données de l'année écoulée autour d'un sujet phare, celui de l'activisme.
Certes, le nombre d'entreprises visées par des campagnes activistes a chuté de 17 % à 187 entre 2018 et 2019, mais il n'y a jamais eu autant d'actionnaires qui se sont opposés aux politiques entrepreneuriales l'an dernier. Comme la Place le redoute en France, il n'est plus rare de voir les porteurs de parts adopter un comportement agressif, conclut le nouveau rapport de Lazard publié hier sur le sujet. Les montants des sommes investies par les militants pour atteindre leur but ont chuté significativement sur 365 jours, passant de 66,4 milliards de dollars à 42,2 milliards de dollars en 2018, de sorte que si les techniques se font connaître par un plus grand nombre d'actionnaires, la tendance, tout de même très élevée, se nivelle.
Surtout, il faut dire que les campagnes activistes ne sont pas toujours une mauvaise chose. À ce sujet, les accents mis sur les facteurs ESG continuent de croître. Preuve en est, au cours des deux dernières années, l'actif sous gestion représenté par les signataires des Principes pour l'investissement responsable des Nations Unies a augmenté de 26 %. L'année 2019 a d'ailleurs été marquée par un changement de paradigme puissant, mené par les plus grands dirigeants des États-Unis, qui ont choisi de balayer l'ancien modèle de l'entreprise, hérité de Milton Friedman, selon qui seul l'enrichissement des actionnaires compte, pour un modèle multipartite, qui entend toutes les parties prenantes, des employés à l'environnement.
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