ENTREPRISES – FINANCE – MARCHÉS /
31/08/2020
Le spectre d'une violente correction réapparaît >
Le mois d'août, qui révèle souvent des surprises sur les marchés financiers (notamment depuis le 15 août 1971 avec l'éclatement du système de Bretton Woods), aura été finalement très ensoleillé pour la plupart des Bourses mondiales.
L'indice Dow Jones a gagné plus de 7 % depuis la fin du mois de juillet. Le S&P 500 s'est apprécié pour sa part de près de 5 %. Quant au Nasdaq 100, il a progressé de près de 7 %, battant de nouveaux records.
L'événement boursier de cet été aura été le franchissement par Apple de la barre des 2 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Ce qui représente un montant supérieur à la valeur cumulée de toutes les entreprises du CAC 40.
De ce côté-ci de l'Atlantique, après une fin de mois de juillet décevante en raison de la publication de résultats semestriels souvent médiocres, l'indice CAC 40 a repris 6 % en août. Et la flambée de l'euro face au dollar n'a pas empêché l'indice phare de la Bourse de Paris de faire bonne figure, même s'il reste loin de ses records.
Pour les semaines à venir, une majorité d'investisseurs se font plus prudents. D'abord en raison de la persistance de la pandémie qui pourrait peser plus longtemps que prévu sur la consommation et la croissance des pays développés. Ensuite, il y a la perspective de l'élection présidentielle américaine, dont l'issue reste indécise en dépit de sondages très favorables à Joe Biden. L'élection de ce dernier se traduirait par des hausses d'impôts mal vues par Wall Street mais aussi par moins d'agressivité à l'égard de la Chine.
Par ailleurs, la déconnexion entre les cours de la Bourse et les mauvais résultats des entreprises pourrait entraîner une correction brutale. C'est ce qui expliquerait les achats massifs d'or par Warren Buffett. Autant dire qu'à Wall Street, et même de ce côté-ci de l'Atlantique, beaucoup sont ceux qui redoutent un krach violent ou larvé d'ici à la fin du mois d'octobre. Ce que traduit une récente remontée de l'indice Vix, dit indice de la peur. des annonces attendues par le marché concerne l'arrêt des activités d'opérations sur dérivés qui ont jusqu'ici largement pesé sur les comptes. Comme cela a été le cas à la Société Générale.
Par ailleurs, ce plan sera l'occasion de replacer Natixis comme l'un des principaux acteurs du marché bancaire français. Ensuite, il restera à Laurent Mignon à trouver un successeur à Nicolas Namias à la direction des finances et de la stratégie de la BPCE. Un poste important qui ne peut pas rester vacant trop longtemps.
Cette semaine, dans la rubrique ENTREPRISES – FINANCE – MARCHÉS