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Pouvoirs / Éditorial / 30/11/2020

La semaine passée a été marquée par une crise politique et un début de crise institutionnelle, au moment où le pays est en pleine crise… sanitaire. Le bourbier dans lequel s'est mis le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre dans les affaires de « l'article 24 » (voir notre page 3) et, plus largement, de la loi dite « Sécurité globale » n'augurent rien de bon. Si le début de crise politique que nous vivons ne doit pas se transformer en crise institutionnelle, malgré le fait que, vendredi, les présidents des deux chambres se sont officiellement positionnés contre le Premier ministre, il apparaît désormais clair que Jean Castex sort affaibli par cette séquence qui devrait se pour-suivre dans les jours à venir. Dans ce contexte, les actions du chef de l'État sont non seulement très importantes, mais scrutées avec attention. Ainsi, difficile de ne pas envisager une prise de parole dans les jours ou les prochaines semaines, afin d'évoquer les sujets en rapport avec le maintien de l'ordre et sa doctrine. Sous tension, le pays pâtit des décisions et atermoiement d'un pouvoir politique qui, soyons honnêtes, est face à une crise sanitaire sans précédent. Ce qui est moins compréhensible, en revanche, c'est cette capacité à superposer des crises politiques qui pourraient être évitées aux crises sanitaires qui, elles, ne sont pas maîtrisables.
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