Les attentes du sommet de N'Djamena >
Le rendez-vous en fin de semaine dernière entre la ministre des Armées, Florence Parly, et son homologue nigérien, Issoufou Katambé, a marqué une étape supplémentaire dans la préparation du sommet du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) à N'Djamena, qui se tiendra les 15 et 16 février prochains, si les conditions sanitaires sont réunies. Créé pour concerter les actions militaires au Sahel, où les présences française et européenne, en lien avec les forces armées locales, tentent de contenir la menace djihadiste, ce sommet sera aussi l'occasion pour la France de déterminer la suite à mener à l'opération Barkhane, au moment où nos lourdes pertes sur le terrain font basculer l'opinion en défaveur de cette opération. La France, d'ailleurs, a également renforcé la coopération européenne dans l'opération, tout comme le travail avec la force américaine, malgré les menaces de restrictions de Donald Trump qui, finalement, n'ont pas vu le jour.
Derrière, donc, l'objectif clairement affiché d'évoquer avec les pays concernés les solutions pour le Sahel et la lutte contre les groupes terroristes islamistes, l'avenir de l'opération Barkhane se joue aussi en creux. Un sommet aux multiples enjeux, où la France devra être au rendez-vous.