Plus que jamais isolée. >
En demandant officiellement au CNRS une enquête sur « l'islamo-gauchisme » dans les universités, la ministre, déjà très fragilisée politiquement, s'est attiré les foudres d'une large partie des universitaires, de la majorité, et du chef de l'État lui-même, qui l'a fermement recadrée. Les oppositions, elles, sont plus mitigées. À droite, on applaudit cette initiative tout en la jugeant maladroite et en se demandant si les réactions épidermiques des universitaires ne prouvaient pas que la ministre avait raison ; à gauche, on fait feu de tout bois sur la ministre. Quoi qu'il en soit, la séquence continue de fragiliser une ministre isolée au sein du gouvernement, qui a poussé le chef de l'État à reprendre lui-même le dossier de la détresse étudiante face à la Covid-19.