L'Élysée et la peur des « candidats multiples » >
C'est une hypothèse qui est prise au sérieux par le pouvoir, qui pense, beaucoup, et c'est normal, à la prochaine élection présidentielle. Face à l'éclatement des différents blocs « traditionnels » de gauche et de droite, et à la difficulté pour ces courants de voir des leaders naturels émerger, la crainte d'un scénario « à la 2022 », avec une multiplication de candidats à gauche comme à droite, se fait craindre. Un conseiller dévoile ses inquiétudes à La Lettre de L'Expansion : « Nous avons peur d'une multiplication des candidats entre 14, 15 et 18 % au premier tour. Dans cette hypothèse, Macron pourrait perdre sa seconde place et arriver troisième. »
Dans ce cas de figure, si la multiplication des candidatures venait à être vérifiée, le chef de l'État doit-il malgré tout se représenter ? « Tout est ouvert », explique un autre proche du pouvoir, même s'il confirme que « le scénario sur lequel travaillent de nombreux conseillers est évidemment une candidature pour 2022 ». En regardant le paysage politique actuel, il est vrai qu'un tel scénario, comme au premier tour de l'élection présidentielle 2002, n'est pas à exclure.
Autre fait : le chef de l'État souhaiterait une entrée en campagne « le plus tardivement possible » afin de maximiser ses chances de l'emporter sans s'épuiser dans des semaines et des semaines de meetings et de déplacements. Une campagne tardive minimise également le risque d'erreurs.