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Pouvoirs / « AsterX » / 15/03/2021

Pourquoi la France mise autant sur le spatial

«L'espace se militarise de plus en plus. Et dans la course mondiale, la France doit faire course en tête. » Ce haut conseiller militaire résume en deux phrases la prise de conscience qui a eu lieu il y a quelques années à l'état-major des Armées, poussant l'actuelle ministre, Florence Parly, à renommer officiellement l'armée de l'Air, « armée de l'Air et de l'Espace », en septembre 2020.

C'est aussi pourquoi la loi de programmation militaire (LPM) a prévu 5 milliards d'euros de budget, entre 2019 et 2025, pour développer sa stratégie spatiale de défense. Et c'est aussi pour cela que, la semaine dernière, notre pays a mené son tout premier exercice militaire spatial pour évaluer ses capacités de surveillance et de protection de ses satellites. Supervisé par le Commandement de l'espace (CDE), basé à Toulouse et dont les capacités humaines et opérationnelles seront renforcées dans les prochaines années, l'exercice imaginait différents scénarios de crise menant à des menaces pour la sécurité de nos installations, et donc, du pays.

On se souvient des déclarations sans détour de la ministre des Armées à Toulouse, en 2018 lors d'une visite au Centre national d'études spatiales (CNES), révélant avec beaucoup de détails et devant les plus hautes instances militaires qu'un satellite russe avait tenté d'espionner le satellite franco-italien Athena-Fidus. Le chef de l'État avait immédiatement demandé à sa ministre un plan pour rester dans la course du militaire spatial… et pour que nos systèmes ne soient plus victimes de manœuvres hostiles. Objectifs qui sont toujours d'actualité : la France, dotée d'une des meilleures armées au monde, souhaite être leader avec ses partenaires aussi dans le domaine spatial ; là où la Russie ou la Chine ont pris une avance non négligeable.

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