Après deux ans d'imbroglio, un nouveau président pour le CNES >
Le Centre national d'études spatiales, l'agence spatiale la plus prestigieuse au monde basée à Toulouse, va, dans les prochains jours, se sortir d'une situation extrêmement confuse dans laquelle elle était plongée depuis longtemps. En effet, après plus de deux ans à attendre la nomination de son nouveau président, laissant ainsi se prolonger le mandat de Jean-Yves Le Gall qui aurait dû se terminer début février 2019, un nouveau président va être nommé à la tête de l'institution. La Lettre de L'Expansion est en mesure de révéler que, selon plusieurs sources concordantes, Philippe Baptiste s'apprête à être nommé à ce poste par l'Élysée, qui a fini par se décider. Ce chercheur, qui a passé plus d'une quinzaine d'années au CNRS, avant de travailler comme directeur scientifique de Total, puis pour plusieurs ministères sous les présidences Hollande et Macron, était notamment en compétition depuis plusieurs mois avec le PDG de Sodern, Franck Poirrier. Deux noms mis sur la table de l'Élysée par le cabinet de chasseur de têtes Éric Salmon & Partners, selon des informations de nos confrères de La Tribune. Exit aussi, donc, les autres noms qui circulaient avec insistance, dont le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, ou encore l'ancien patron des activités spatiales d'Airbus, Nicolas Chamussy. L'institution qui, par ailleurs, fêtera ses 60 ans le 19 décembre prochain, ne verra donc pas le maintien en fonction de Jean-Yves le Gall jusqu'à la fin du mandat d'Emmanuel Macron, comme cela fut un temps envisagé.