Il calme le jeu après la polémique >
«Même la majorité n'avait pas compris la violence de cette attaque. Surtout à un mois d'un scrutin, et pour une candidate qui ne représente pas vraiment une menace. C'est très impulsif. » Sans détour, ce ténor de la majorité ne mâche pas ses mots contre l'actuel ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dont l'annonce d'une plainte pour diffamation contre la tête de liste PS en Île-de-France pour les élections régionales, Audrey Pulvar, n'a pas été comprise et a agacé la majorité. « C'est un agissement impulsif. Il est désormais obligé de faire marche arrière », analyse un conseiller du pouvoir, qui conclut que « tout ça n'est pas très malin ». Car le ministre a annoncé vouloir rencontrer la candidate et hésite désormais à retirer sa plainte. « N'est pas Sarkozy qui veut… », raille un parlementaire des Républicains bien en vue, ancien parti du locataire de la place Beauvau qui ajoute qu'« il faut faire attention à ne pas tout mélanger : politique, soutien, candidature aux régionales… parfois on peut s'y perdre ». Un conseiller du Château, estime également que « le ministre sait qu'il a un peu dépassé la limite ». D'autres, moins diplomates, avancent que la présidence est de plus en plus agacée par les agissements de son ministre.