Un hypothétique remaniement (presque) sur toutes les lèvres >
Comme vous le révèle votre Lettre depuis déjà plusieurs numéros, l'hypothèse d'un remaniement est une des sérieuses options envisagées par le gouvernement pour préparer 2022, au lendemain du résultat des élections régionales et départementales qui se sont révélées être une catastrophe pour La république en Marche (lire notre page 3).
Ainsi, plusieurs bruits de couloirs font état de départs (lire colonne ci-contre) car plusieurs chantiers doivent être menés de front : d'abord, rénover le parti LREM dont le président, Stanislas Guérini, contesté en interne, est très fragilisé. Pour cela, une figure du gouvernement ou un ministre serait une bonne solution pour continuer de mobiliser et pour s'organiser de façon efficace. Ensuite, si remaniement il y a, il faut faire entrer de nouvelles têtes (peut-être plusieurs parlementaires LREM médiatiques) pour organiser un « gouvernement de combat » à moins d'un an avant la prochaine élection présidentielle. Côté conseillers, on se refuse évidemment à tout commentaire. Mais plusieurs parlementaires de la majorité, députés comme sénateurs, avec qui votre Lettre a évoqué cette hypothèse, ne l'ont pas trouvée farfelue, bien au contraire. « Beaucoup de présidents ont fait ça par le passé », confirme un parlementaire LREM avec plusieurs mandats derrière lui. « C'est un moyen de montrer que l'équipe gouvernementale est toujours au travail, mais qu'elle prépare l'avenir… et donc, 2022. »