2022, début de campagne
Les élections régionales et départementales désormais passées, l'exécutif peut se concentrer sur ce qui l'intéresse : outre les réformes à court terme (la réforme des retraites, par exemple, même si cette dernière a de grandes chances de ne pas voir le jour avant la fin du quinquennat), c'est l'échéance présidentielle qui est désormais dans tous les esprits. Les candidats se bousculent, si bien que certains ignorent, pour le moment, quel sera le candidat de son parti. Si à gauche et à l'extrême gauche, les ténors sont partagés entre candidature unique et multiple, à droite aussi, on se cherche un leader parmi les présidents sortants de régions réélus ou parmi les parlementaires influents. Quant au Rassemblement national, après les faibles scores de la semaine dernière, l'heure est à la remise en question. Sans compter la venue de « perturbateurs » dans le jeu politique, à l'instar de, par exemple, d'Éric Zemmour, même si ce dernier n'a pas encore dévoilé ses intentions. Dans cet imbroglio politique, où les ambitions personnelles ne sont, pour le moment, pas freinées par la règle des 500 signatures, le chef de l'État n'a pas encore fait savoir ses intentions pour l'année prochaine. Qu'il ne tarde pas trop : certains ont déjà commencé la course.