Onde de choc dans la classe politique >
La liste des personnalités françaises qui auraient été ciblées par le logiciel espion Pegasus n'en finit pas de donner des sueurs froides à l'ensemble de la classe politique. Si le chef de l'État a rapidement réagi, notamment en convoquant jeudi matin dernier un Conseil de défense exceptionnel entièrement dédié aux révélations de la cellule Investigations de nos confrères de Radio France, de nombreuses questions restent en suspens. « Nous craignons que cela ne soit qu'une répétition pour la prochaine élection présidentielle ici » explique un conseiller du pouvoir, que cette affaire « alerte autant qu'elle pose question ». Si le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que des investigations étaient en cours et que les téléphones portables du président de la République étaient vérifiés et changés régulièrement, il n'en reste pas moins que la crainte s'est installée. « Les ingérences étrangères ont toujours été prises au sérieux. Nous travaillons sur ces sujets », explique un parlementaire membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, qui évoque « le trouble » causé par les révélations sur cette affaire au Palais-Bourbon.