À quoi pourrait ressembler le « grand parti démocrate » voulu par la Macronie >
L'allié de la macronie, François Bayrou, appelant, dans les colonnes du Figaro à « un mouvement unitaire et large » pour 2022 ; le délégué général d'En Marche, Stanislas Guérini, qui souhaite, dans le même quotidien, une « convergence des forces » ; quand ce n'est pas l'euro-député, Stéphane Séjourné, qui a l'oreille du chef de l'État, qui réclame dans le JDD « un grand parti démocrate français »… Depuis quelques jours, l'offensive des pontes de la macronie, ou ses soutiens les plus fidèles, plaide pour un rassemblement le plus large possible en vue de 2022. Quitte à abandonner l'étiquette La République en marche ? « On sait que cette étiquette ne fait plus élire et que c'est même parfois un handicap sur les affiches électorales ! », explique un conseiller du pouvoir, convaincu qu'« une réunion autour d'un chef et d'un projet pourrait rendre l'offre encore plus attrayante ». Dans les faits, plusieurs pontes de la macronie, en coulisses, poussent en effet qu'une seule étiquette représente la potentielle candidature d'Emmanuel Macron à sa réélection. En clair : un parti incluant les soutiens « satellites » (MoDem, Agir, Parti Radical, UDI…), afin d'éviter les candidatures concurrentes qui pourraient faire perdre de précieuses voix au premier tour de la prochaine élection présidentielle. « Face à une gauche divisée et une droite qui se cherche, nous devons plus que jamais montrer que nous sommes rassemblés et déterminés à défendre un seul et unique projet », explique un pilier de la majorité, favorable à ce « parti démocrate à la française ». Reste encore une condition : que le chef de l'État brigue un nouveau mandat…