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Pouvoirs / Édouard Philippe / 11/10/2021

Pourquoi il fait peur à la macronie

« Nous sommes en phase d'observation », analyse un ténor de la macronie, qui a regardé d'un œil attentif (« mais pas vigilant ») le lancement du mouvement politique, samedi au Havre, de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui jouit toujours d'une cote de popularité à faire pâlir bon nombre de ministres ou secrétaires d'État. « S'il joue le jeu jusqu'au bout, alors aucun souci », analyse un parlementaire, qui ajoute qu'« en revanche, s'il souhaite contrecarrer les projets de la majorité… ça deviendra un peu plus problématique ». Car, selon les informations de votre Lettre, le lancement du mouvement de l'ancien Premier ministre passe – très –mal dans l'entourage proche du chef de l'État. Ainsi, l'ancien ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, mais aussi François Bayrou, formuleraient les critiques les plus violentes contre cette initiative qu'ils voient d'un mauvais œil (peur de la concurrence envers le chef de l'État pour l'un, peur de voir disparaître le MoDem pour l'autre) ; seul Richard Ferrand, pour le moment, serait le moins virulent. Et même à l'Élysée, le lancement de ce parti n'est pas bien vu : plusieurs voix se sont élevées pour dissuader, en vain, l'ancien locataire de Matignon d'aller au bout de son initiative. Plusieurs membres du premier cercle d'Édouard Philippe nous ont confirmé la création d'un parti de droite, partant du constat simple que Les Républicains n'avaient que peu de chances de survie. Ainsi, le but du mouvement est de tirer les leçons du quinquennat qui vient de s'écouler pour donner un véritable corpus idéologique de droite, avec un projet de société fort et un libéralisme économique assumé. Le tout, sans se couper du centre qu'Édouard Philippe compte bien rallier à sa cause. Toujours selon nos informations, l'actuel maire du Havre souhaiterait obtenir, aux prochaines élections législatives, un minimum d'une centaine de députés pour pouvoir « peser » lors du prochain quinquennat.

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