Et si l'International devenait un thème de campagne ? >
Il y a d'abord, évidemment, cette crise des sous-marins qui ne veut pas disparaître des radars français avec, dernier épisode en date, la diffusion par le Premier ministre du pays des kangourous d'un échange privé par SMS entre lui et Emmanuel Macron, entraînant, à raison, des réactions outrées de Paris, et même de l'ancien Premier ministre australien, dénonçant des méthodes indignes. Il y a ensuite la crise de la pêche entre le Royaume-Uni et la France, dossier qui dure depuis l'application du Brexit avec, de temps à autre, des regains de tensions comme ces dernières semaines. Sur le front international, enfin, Emmanuel Macron prendra la présidence pour trois mois du Conseil de l'Union européenne au premier trimestre prochain. Un enjeu fort pour le chef de l'État, qui compte bien montrer qu'il est, à cette place, dans son élément. Tous ces faits accumulés sur quelques mois font dire à de nombreux observateurs en macronie que la carte européenne et internationale pourrait bien s'offrir une place de choix dans la campagne présidentielle à venir, « ce qui changerait des traditionnels sujets immigration et pouvoir d'achat », veut croire un marcheur de la première heure, qui souligne « que l'international est le point fort du chef de l'État ». Oui, mais il n'est pas le seul… à droite, même si le vainqueur n'est pas désigné, on se plaît à souligner que Michel Barnier challenge sérieusement le chef de l'État sur son thème de prédilection : l'Europe et les relations internationales. Mais la primaire de droite n'ayant pas encore eu lieu… « le chef de l'État a le champ libre pour imposer ce thème, sans oublier évidemment les problèmes du pays », explique un député LREM, qui travaille activement sur la prochaine campagne présidentielle.