Un premier meeting pour lancer sa campagne >
Le polémiste Éric Zemmour, désormais officiellement candidat àl'élection présidentielle du printemps prochain, a tenu hier son premier grand meeting de lancement de campagne à Villepinte, en région parisienne. Les équipes du candidat ont dû en urgence changer de lieu : le meeting aurait initialement dû se tenir au Zénith de Paris, qui contenait « seulement » 6 000 places : Villepinte en contient deux fois plus. Les équipes ont également dévoilé le nom du futur parti politique du candidat : « Reconquête ! », ainsi que son logo.
Malgré les manifestations d'opposants à la tenue du meeting (et les troubles également constatés dans l'enceinte de la réunion ploitique), le meeting a quasiment fait salle comble. « C'est une démonstration de force, au lendemain de la désignation de notre candidate, c'est une certitude », analyse un cadre LR, qui constate qu' « aucune grande figure n'a rallié Zemmour, malgré les rumeurs qu'on a pu entendre ces dernières semaines ».
Dans un discours qui a duré un peu plus d'une heure, le nouveau prétendant à l'Élysée a scandé à de nombreuses reprises le nom-même de son parti : « Si je gagne cette élection, ce ne sera pas une alternance mais le début de la reconquête », a-t-il plusieurs fois déclaré, tout en assumant son « style » et sa « personnalité ». Il a également lancé un appel aux maires de France afin de récolter le précieux sésame : les cinq cents parrainages nécessaires pour valider une candidature à l'élection présidentielle.
Ce premier grand meeting marque véritablement pour Éric Zemmour son entrée pleine et entière dans la campagne présidentielle, malgré encore de nombreuses inconnues : les signatures donc, mais aussi le financement de sa campagne, et les ralliements ou soutiens qui pourraient continuer de dynamiser une campagne, alors que le candidat connaît une légère baisse dans les différents sondages d'opinion.
Quoi qu'il en soit, la mue du polémiste en candidat semble désormais acquise. Reste à voir sur quel électorat Éric Zemmour peut compter s'il veut retrouver la même dynamique politique que celle qu'il a connue à la rentrée de septembre dernier.