Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Gauche / 10/01/2022

Tout est (toujours) au point mort à trois mois du premier tour

C'est peu dire que le désarroi règne toujours à gauche, à trois mois du premier tour de l'élection présidentielle. Avant les vacances, l'entrée en scène médiatique de l'ancienne garde des Sceaux de François Hollande, Christiane Taubira, a autant surpris qu'énervé dans les équipes de la candidate socialiste Anne Hidalgo (qui n'ignore pas l'image positive et la cote de popularité dont bénéficie l'ancienne ministre chez les militants socialistes) que chez d'autres candidats à gauche ou à l'extrême gauche, à l'instar du candidat du Parti Communiste Fabien Roussel qui a déclaré, la semaine dernière, que « les idées de Christiane Taubira ont plutôt fait du mal à la gauche ».

Quant à l'idée d'une « primaire populaire » lancée par Anne Hidalgo, tous les hypothétiques candidats ont à nouveau, par voie de presse, rejeté cette idée en début d'année. Selon des informations du Parisien, confirmées par votre Lettre, Anne Hidalgo devrait d'ailleurs dans les prochains jours acter la défaite de l'organisation d'une primaire à gauche (face au refus répété de Yannick Jadot, qui compte sur sa « bonne » place dans les différents sondages d'opinion pour continuer à marquer des points) pour « relancer » sa campagne, pour la troisième fois. « Quoi vous dire » commence par expliquer un parlementaire PS, « consterné » par la tournure que prend la campagne à gauche. « Anne Hidalgo souhaitait le rassemblement, c'est tout à son honneur. Mais face à de tels egos, c'était voué à l'échec », analyse-t-il. Même constat chez un poids lourd du PS, ancien ministre, qui estime qu'« il n'y a désormais plus d'autres choix qu'une multiplication des candidatures et, in fine, d'une dispersion des voix. Beaucoup ont alerté, nous y voilà maintenant ». Les comités du PS dans certaines régions ne sont guère plus optimistes constatant le manque d'engouement sur le terrain. Il reste désormais trois mois à la gauche pour clarifier une situation difficile.

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi