DiplomatieUne ambassadrice pour conseiller Élisabeth Borne >
Elle avait achevé sa mission en novembre dernier, l'ancienne ambassadrice de France en Belgique, Hélène Farnaud-Defromont, est nommée conseillère diplomatique de la Première ministre. Matignon est une « tour de contrôle » par laquelle elle est déjà passée puisqu'elle fut conseillère technique auprès de Lionel Jospin entre 1997 et 1999. Elle a également travaillé pour Pascal Canfin, entre 2012 et 2013 en tant que directrice de cabinet, lorsque celui était ministre délégué chargé du Développement, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Directrice de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger de 2013 à 2016, Hélène Farnaud-Defromont fut aussi la directrice générale de l'administration et de la modernisation au ministère de l'Europe et des Affaires étrangère entre 2016 et 2019. Elle est ministre plénipotentiaire. Tout comme son mari, Christophe Farnaud, ancien directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, ancien collaborateur de Dominique de Villepin au Quai d'Orsay et à Matignon. Depuis le départ d'Hélène Farnaud-Defromont de Bruxelles en novembre 2021, c'est François Sénémaud qui est l'ambassadeur de France en Belgique. Ce diplomate qui a déjà occupé les postes d'ambassadeur au Laos et en Iran, était depuis 2018 le représentant personnel d'Emmanuel Macron en Syrie. l
Législatives / Ces « dissidences » qui fleurissent. Environ 70. C'est le nombre de candidats dissidents socialistes – symbolique puisqu'égal à celui des candidats PS investis dans le cadre de l'accord Nupes – qui circule chez les partisans socialistes du refus de se « soumettre » à Jean-Luc Mélenchon. Un chiffre également repris dans l'entourage de l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, venu ce 24 mai à Paris « défendre la gauche républicaine et laïque », pourfendre le « vacarme et l'outrance » de Jean Luc Mélenchon, dénoncer le « démantèlement de l'État » par Emmanuel Macron et « promettre la victoire » à Lamia El Aaraje, candidate à la réélection dans la 15e circonscription, face à l'Insoumise Danièle Simonnet, investie par la Nupes.
Cabinets / Leur taille ne change pas. En 2017, tout juste élu, Emmanuel Macron s'était fixé l'objectif de réduire la taille des cabinets ministériels. Ainsi, le 19 mai 2017, douze jours après son élection, un décret limitait la taille d'un cabinet de ministre à dix membres, celui d'un ministre délégué à huit membres et d'un secrétaire d'État à cinq membres. Mais la crise du coronavirus avait poussé l'exécutif à revenir sur ce plafonnement. Finalement, un décret publié le 24 mai précise les choses : jusqu'à 15 membres au cabinet d'un ministre de plein exercice, 13 pour un ministre délégué et jusqu'à 8 pour un secrétaire d'État.
Relations / Du ministère chargé du Parlement au lobby des pesticides. C'est un transfert du public vers le privé qui n'a pas manqué de faire réagir. Éléonore Leprettre, ex-cheffe de cabinet de Marc Fesneau au ministère chargé des Relations avec le Parlement, rejoint Phyteis, anciennement connu comme l'Union des industries de la protection des plantes. Éléonore Leprettre, également conseillère régionale MoDem en Provence-Alpes-Côte d'Azur, élue sur la liste de Renaud Muselier en 2016, devient la directrice de la Communication et des Affaires publiques de cette association professionnelle, composée de 19 entreprises fournisseuses de produits phytopharmaceutiques à usage agricole et qui proposent des solutions d'accompagnement.