La grande folie de la sobriété >
Alléluia ! alors qu'il y a trois semaines la Première ministre nous paniquait en évoquant de possibles délestages, les Français ont traversé, sans difficulté et avec de la lumière, un premier épisode de grand froid. Mais à quel prix ? Selon RTE, la consommation d'électricité a diminué de près de 10 % la semaine passée par rapport à la moyenne des années 2014 à 2019. Une baisse partagée équitablement entre les particuliers et les entreprises.
Que les ménages se chauffent à 19 degrés, coupent le Wi-Fi la nuit ou éteignent les appareils en veille, c'est parfait ! La meilleure des énergies c'est celle qu'on ne consomme pas. Mais que se cache-t-il derrière la sobriété énergétique subie par les entreprises ? Beaucoup de drames hélas. De très nombreuses PME sont contraintes d'arrêter leurs usines, car le seul fait de produire n'est plus rentable. Des milliers d'entreprises ont désormais des factures d'électricité ou de gaz qui dépassent leur résultat opérationnel de l'année. Ces firmes qui gagnaient de l'argent il y a six mois finissent l'année en buvant la tasse.
Derrière cette réalité, occultée par les bons résultats des grands groupes cotés, il y a une hécatombe « à bas bruit » qui se prépare. Beaucoup de petits patrons auxquels il faudra davantage que des cartes de vœux pour passer l'année 2023. Et dire qu'il y a des « Gaulois réfractaires » pour se féliciter de cette situation…