Le chef d'état-major des armées doute du succès des missiles hypersoniques russes >
Lors d'une récente audition, à huis clos, par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, le général Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées, n'a pas caché son scepticisme quant à l'efficacité des trois types de missiles hypersoniques russes. « La mise en service de missiles hypersoniques a bien eu lieu. Si leur emploi a été très médiatisé, leur efficacité opérationnelle n'est pas encore à maturité », a-t-il déclaré avant d'affirmer : « Nous ne pouvons ignorer l'apparition de cette menace » car « un jour, la pleine capacité opérationnelle sera atteinte. »
La Russie a développé trois armes hypersoniques, qualifiées « d'invincibles » par Vladimir Poutine, dont le fameux Zirkon ou le Kinjal, capable de toucher toutes les capitales européennes en étant doté d'une tête nucléaire ou d'une ogive à fragmentation de 500 kilos. Le patron des armées françaises en a profité pour déclarer que la France ne restait pas inactive sur ce terrain avec l'ASN4G, un missile hypersonique appelé à prendre la relève de l'ASMP-A au sein des Forces aériennes stratégiques et de la Force aéronavale nucléaire à l'horizon 2035. En revanche, rien n'a filtré sur le projet de planeur hypersonique V-MAX, qui aurait dû faire l'objet d'un premier essai en 2022.