La venue du président algérien au mois de juin compromise ? >
Viendra, viendra pas ? À moins d'un mois de la visite d'État annoncée du président algérien en France à la mi-juin, le flou demeure entier. Initialement programmée les 2 et 3 mai à Paris, puis annulée, la venue d'Abdelmadjid Tebboune à Paris avait été annoncée par la présidence algérienne pour la mi-juin. Depuis, silence radio, aussi bien côté algérien que côté français. En coulisses, nombre de dossiers semblent encore loin d'être résolus entre les deux pays. Surtout, Alger n'a pas du tout apprécié l'adoption au Parlement européen d'une résolution demandant entre autres « à toutes les institutions de l'Union européenne et aux États membres de condamner ouvertement la répression de la liberté de la presse en Algérie ». Le pouvoir algérien y voit la main des eurodéputés Renew, dont le groupe est présidé par le secrétaire général du parti présidentiel Renaissance Stéphane Séjourné. Pour tâcher d'apaiser cette relation diplomatique fébrile et tenter, malgré tout, de préparer cette visite d'État qui tourne à « l'arlésienne », l'ancien ministre Cherif Rahmani et l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ont été missionnés par les deux présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. Idem pour Arnaud Montebourg, président de la très influente association France-Algérie. Reste à savoir si cela suffira…l