Comment Alexandre Holroyd préside la Commission de surveillance de la CDC >
Âgé de 36 ans seulement, Alexandre Holroyd, élu député des Français de l'étranger en 2017 et réélu en 2022, a été choisi, en septembre dernier, par les membres de la Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts pour présider cette instance durant un mandat de trois ans. Lors de sa création en 1816, la Caisse a été placée « sous la surveillance et la garantie de l'autorité législative ». La loi de modernisation de l'économie de 2008 a renforcé les compétences de cette commission, en plaçant le fonds d'épargne sous son contrôle. Enfin, la loi Pacte a modifié la composition de la Commission de surveillance, faisant passer ses membres de 13 à 16 avec davantage de personnalités qualifiées. De son bureau du quai Anatole-France, Alexandre Holroyd explique que sa principale tâche est de faire vivre la collégialité de cette commission. D'abord, à travers sa quinzaine de réunions annuelles dont le calendrier est prévu à l'avance et auxquelles assiste systématiquement Éric Lombard, le directeur général de la Caisse. À côté de cela, Alexandre Holroyd veille à ce que les six comités (Fonds d'épargne, Investissements, Nominations, Audit et Risques, Stratégie, RSE) se réunissent autant que de besoin. Lui-même fait partie des trois premiers comités.
Si les règles de gouvernance confient à la Commission de surveillance la mission de veiller sur la bonne gestion du groupe et sur les décisions prises par le directeur général, la communication est très fluide voire quotidienne entre Alexandre Holroyd et Éric Lombard ou Olivier Sichel, le directeur général délégué et patron de la Banque des territoires. De son côté, la Commission de surveillance travaille en toute indépendance. Elle peut diligenter des audits, voire se faire conseiller par des banques d'affaires, comme cela a été le cas sur l'opération « Mandarine » (rapprochement entre la CDC, La Poste, La Banque Postale et CNP Assurances). De la même manière, Alexandre Holroyd reconnaît suivre de très près l'opération Orpea. Notamment parce que la Commission de surveillance doit se prononcer sur tous les investissements de plus de 150 millions d'euros. Par ailleurs, le président de la Commission de surveillance, qui est aussi membre de la Commission des finances de l'Assemblée nationale doit rendre, chaque année un rapport au Parlement. l