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Pouvoirs / Franco-Allemand / 18/09/2023

Bruno Le Maire veut convaincre d'une politique industrielle européenne

Rien ne va plus depuis plus d'un an entre Paris et Berlin. Dès qu'il en a l'occasion, le gouvernement allemand tente de faire cavalier seul, notamment en matière de politique industrielle ou énergétique, avec toujours comme obsession de torpiller notre capacité à produire de l'électricité nucléaire. En visite à Berlin, il y a quelques jours, Bruno Le Maire – qui est germanophone – a invité ses collègues « à travailler main dans la main pour développer une stratégie industrielle beaucoup plus proactive et innovante » et de faire en sorte qu'elle « protège mieux nos intérêts industriels par rapport à la Chine et aux États-Unis ». Lors de sa rencontre avec ses homologues, Robert Habeck, vice-chancelier chargé de l'Économie et de la Politique climatique, et Christian Lindner, ministre des Finances, le locataire de Bercy leur a rappelé que l'Allemagne est le premier bénéficiaire de l'assouplissement des règles sur les aides d'État – la moitié du total des aides approuvées depuis février 2022. Il reste qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres lorsque l'on lit les déclarations du chancelier allemand Olaf Scholz, à l'issue du dernier G20, affirmant que le monde à venir « ne concerne pas l'Occident ou qui que ce soit d'autre mais sera simplement plus multipolaire ». Une manière de signifier qu'il n'a pas grand-chose à faire des initiatives européennes – même en matière industrielle – et encore moins des relations bilatérales franco-allemandes. l

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