... où l'argument bruxellois peut justifier un recours au 49-3. >
Cet effort accru suffira-t-il à convaincre les députés LR de voter le texte ? Le gouvernement et sa majorité l'espèrent, qui font aussi valoir qu'un nouveau rejet priverait la France de 19 milliards d'euros de crédits européens. Un risque cité par Jean-Philippe Tanguy, élu RN de la Somme : « Nous restons ouverts à nous abstenir. » L'argument est contesté par Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances. Selon une note rédigée par ses services, seuls 6,9 milliards d'euros sont conditionnés fin 2023, et l'exigence d'une loi de cadrage votée « n'est qu'un jalon parmi 175 cibles et jalons associés au plan de relance français », à apprécier par la Commission. C'est au vu de la tournure des débats que le gouvernement devrait décider d'avoir recours, ou pas, à l'article 49-3.