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Pouvoirs / Palais Bourbon / 02/10/2023

Barbara Pompili exfiltrée de l'Assemblée nationale

Q uel est le meilleur moyen de se débarrasser d'une députée jugée gênante ? Lui donner un os à ronger. Ou plutôt, en langage officiel, lui confier une « mission parlementaire ». Ainsi, en mars dernier, Barbara Pompili avait été nommée parlementaire en mission pour travailler sur l'acceptabilité de la mise en place des zones à faibles émissions mobilité (ZFE). Une nomination survenue moins de dix jours après l'utilisation du 49-3 par Élisabeth Borne à l'Assemblée pour faire passer la réforme des retraites. Barbara Pompili, députée de la Somme et présidente du parti En commun, avait, juste avant, indiqué qu'elle avait l'intention de voter contre la réforme. Il y a six mois, les observateurs politiques, dont La Lettre de L'Expansion (n° 2 595), avaient décelé et anticipé la manœuvre. C'est désormais confirmé : l'ancienne ministre de la Transition écologique vient en effet de voir sa « mission temporaire » prolongée. Et le code électoral est clair : au-delà de six mois, elle ne peut plus cumuler la mission temporaire et son mandat de députée. Ainsi, l'ancienne secrétaire d'État chargée de la Biodiversité sous Manuel Valls, puis sous Bernard Cazeneuve, a cédé son siège à sa suppléante Ingrid Dordain Saint.

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