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Pouvoirs / Une étude de l'Ifrap / 30/10/2023

Les finances publiques rentrent dans une zone de turbulences

A lors que Moody's vient de laisser inchangée sa note concernant la dette de la France, le taux de rendement de l'OAT à dix ans s'établit désormais nettement au-dessus de 3,50 %, son plus haut niveau depuis 2011. Et tous les économistes anticipent une poursuite de ce mouvement. Mais à Bercy, comme à l'Assemblée nationale, la dette publique semble rester un non-sujet. Selon les estimations de la Fondation Ifrap, que dirige Agnès Verdier-Molinié, la part du coût de la dette dans le déficit de l'État représentera plus de 50 % en 2027, avec environ 80 milliards de coût annuel en comptabilité budgétaire. Face à cet abîme, Bruno Le Maire et Thomas Cazenave ne semblent gérer que les amendements au projet de loi de finances sans se soucier de ce tsunami qui va déferler sur nous à moyen terme. Pire que cela, Bercy camoufle nos mauvaises finances publiques en surévaluant la croissance à 1,4 %, au lieu de 0,8 % qui est le consensus des économistes. Ce qui permet d'afficher un ratio d'endettement stable à 109,7 % du PIB – condition exigée par Bruxelles – alors que, si l'on se fie à un taux de croissance du PIB de 0,8 % de croissance, la dette repart à la hausse. Idem si ce sont les économistes qui ont raison dans leurs prévisions l'an prochain, et non Bercy, le déficit public ne baissera pas contrairement aux engagements du gouvernement.

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