La nationalisation temporaire adoptée en commission. >
La commission des Finances a voté, ce 26 octobre, un amendement au PLF 2024 de Philippe Brun (PS, Eure) qui, au nom de la sécurité et de la souveraineté, vise à dégager 390 millions d'euros. Ceci « afin de permettre au gouvernement de nationaliser temporairement deux actifs stratégiques du groupe Atos » : Atos BDS (supercalculateurs...) et Atos Worldgrid (logiciels de réseaux d'énergie), évalués à 372 et 17,6 millions d'euros. Un amendement soutenu par Olivier Marleix, président du groupe LR (mais rejeté par Véronique Louwagie, vice-présidente LR de la commission) et, c'est vraisemblable, par le gouvernement après le 49-3. « Il y a à l'Assemblée une majorité pour nationaliser partiellement Atos », souligne Philippe Brun. Qui à défaut, « demandera d'appliquer le décret Montebourg sur les actifs stratégiques ».