Que fait la Police contre les casinos virtuels ? >
Il y a quelques jours, le groupe Barrière s'est résolu à porter plainte contre des plates-formes virtuelles développant des sites de jeux de casino en ligne illégaux et utilisant sa marque. La procureure de la République de Paris doit donc maintenant instruire cette question. L'un des gros problèmes de cette profession est que les casinos virtuels – totalement interdits par la loi du 12 mai 2010 – pullulent sans grande difficulté. Une star du football en a même fait récemment la promotion. La plupart de ces sites internet de casinos en ligne sont basés à l'étranger, notamment à Curaçao, mais aussi à Malte en Europe. L'Autorité nationale des jeux aurait suspendu en un an un millier de sites illégaux. Le problème est qu'ils réapparaissent quelques jours plus tard avec des modifications mineures. Leur produit brut annuel est estimé proche du milliard d'euros. L'autre sujet qui transparaît à travers ce cas d'espèce est celui des plates-formes qui permettent la diffusion auprès du grand public et d'une population mineure de sites prohibés et dangereux en termes d'addiction. L'enquête devra donc établir si ces acteurs internationaux ont respecté les obligations que leur prescrivent la loi française et la réglementation européenne.