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Pouvoirs / Importation du conflit à Gaza / 11/12/2023

Emmanuel Macron contredit par l'attentat du pont de Bir-Hakeim

Il est des mots que l'on regrette parfois d'avoir prononcés. C'est ce qu'a vraisemblablement ressenti Emmanuel Macron samedi 2 décembre au soir sur le tarmac de l'aéroport de Doha, au Qatar, après avoir dîné avec l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al Thani et juste avant de rentrer à Paris. Le chef de l'État se trouvait alors face à une poignée de journalistes français pour un exercice qu'il apprécie en vérité relativement peu : un « off ». Rien ne devait fuiter de cet « échange background ». Face à la presse, et alors que son aide de camp cherchait à capter son attention, le chef de l'État répondait alors ceci au sujet du risque d'importation du conflit israélo-palestinien sur notre sol : « Honnêtement, quand je regarde la France, la nature du débat public, y compris des manifestations publiques et de la conflictualité qu'il peut y avoir, c'est bien inférieur à ce que l'on peut voir en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. » Cette démonstration terminée, son aide de camp parvenait enfin à l'interrompre pour lui signifier que Gérald Darmanin cherchait à le joindre par téléphone. Le ministre de l'Intérieur appelait le Président pour le prévenir de l'attaque terroriste islamiste survenue quelques minutes plus tôt sur le pont de Bir-Hakeim. Une attaque commise par Armand Rajabpour-Miyandoab, fiché S pour islamisme radical, qui a agi pour « venger les musulmans. », considérant la France comme « complice de ce que faisait Israël » à Gaza. l

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