La commission d'Aurore Bergé a du plomb dans l'aile >
Annoncée en grande pompe dans les colonnes de La Tribune dimanche par la ministre des Solidarités, Aurore Bergé, la création de la commission sur la Parentalité tourne au fiasco. À peine mise en place, cette organisation scientifique a essuyé les démissions de trois de ses membres. Les sociologues Claude Martin et Irène Théry ont tourné les talons, comme la directrice de recherche au CNRS, Agnès Martial. Ces démissionnaires n'ont pas supporté que la ministre annonce des travaux d'intérêt général pour les parents défaillants, du paiement d'une contribution financière pour les parents d'enfants coupables de dégradation auprès d'une association de victimes et d'une amende pour les parents ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants. « Nous ne sommes pas prêts à nous faire marcher dessus, à servir de caution scientifique », s'est justifiée Irène Théry, qui a été heurtée par la volonté de la ministre de présenter ses travaux « comme une réponse émeutes de juin ». Aurore Bergé a confié la coprésidence de cette commission au pédopsychiatre Serge Hefez et à la spécialiste de la jeunesse, fondatrice de la structure spécialisée dans les questions de jeunesse Notre avenir à tous, Hélène Roques. l