Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Diplomatie / 05/02/2024

Le Maroc regarde avec méfiance l'arrivée de Séjourné au Quai d'Orsay

Ce n'est pas un secret. Les relations de la France avec l'Algérie sont exécrables. Et celles avec le Maroc sont teintées de méfiance réciproque. Si Rabat a apprécié la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture (son père est un marocain arrivé en France en 1963), il n'en a pas été de même pour celle de Stéphane Séjourné au ministère des Affaires étrangères. L'ancien président du groupe Renew au Parlement européen est soupçonné, par les Marocains, d'avoir été à l'initiative du vote par Bruxelles, il y a un an, d'une résolution, certes non contraignante, mais très critique à l'égard du Maroc. Manœuvre d'autant plus mal comprise par le Roi du Maroc qu'au même moment Stéphane Séjourné s'est activé dans les couloirs du Parlement européen pour obtenir le retrait d'un projet de résolution condamnant les atteintes à la liberté de presse en Algérie. Ce nouvel accroc dans la relation franco-marocaine tombe mal, alors que certains signaux laissaient entrevoir un réchauffement. Après avoir laissé l'Ambassade du Maroc en France sans locataire pendant onze mois, le roi Mohamed VI s'est résolu à y envoyer, à l'automne, l'ancienne journaliste Samira Sitaïl. De son côté, Emmanuel Macron a autorisé Bruno Le Maire à se rendre à Marrakech à l'assemblée générale du FMI. Enfin, le patron de la sécurité intérieure marocaine a rencontré successivement Frédéric Veaux, le premier flic de France, et Nicolas Lerner, juste avant que ce dernier prenne la tête des services secrets.

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi