L'Otan durcit son discours à l'égard de la Russie >
En l'espace de quelques jours, plusieurs responsables militaires de l'Otan se sont livrés à des déclarations fracassantes voire alarmistes à l'égard de la Russie, affirmant qu'il fallait se préparer à un conflit avec Moscou. L'amiral Rob Bauer, le président du comité militaire de l'Organisation a déclaré, fin janvier, que « nous devons nous rendre compte que la paix n'est pas acquise ». Juste après, le général Eirik Kristoffersen, chef des forces armées norvégiennes, a déclaré qu'il y avait une fenêtre de deux ou trois ans pendant laquelle les pays membres de l'Otan se doivent d'investir encore en matière de défense. Même son de cloche de la part du commandant en chef des forces armées de la Suède, Micael Bydén. Tout cela n'est pas un hasard. Il s'agit bien d'un appel coordonné des chefs militaires aux hommes politiques européens. Car ils sont très préoccupés par le manque de munitions et de nouveaux équipements militaires, ainsi que par les capacités actuelles de production d'armes en Europe. Or il se trouve que la Conférence de Munich sur la sécurité se tient pendant deux jours, à partir de vendredi. Et les militaires de l'Otan tiennent à alerter les chefs d'État qu'ils doivent garder un œil sur les besoins en armement de leurs propres forces. l