Bruno Le Maire veut réunir les pro-nucléaires européens >
Alors que l'Europe a qualifié de stratégiques les projets portant sur l'énergie nucléaire, la France entend bien battre le fer tant qu'il est chaud. Et Bruno Le Maire, qui a récupéré l'énergie dans son périmètre ministériel, a décidé de réunir, lundi 4 mars, les pays de l'Union européenne qui s'affichent comme étant pro-nucléaires. De manière à discuter du lancement d'un Projet important d'intérêt commun ou IPCEI dans le langage Bruxellois. Ces IPCEI ont été mis en place il y a dix ans afin de soutenir des projets stratégiques en réunissant certains pays de l'Union. Ils ont l'avantage de bénéficier de règles assouplies en matière d'aides d'État. Ce qui leur permet d'être financés de manière souveraine sans encourir les foudres de l'Autorité de la concurrence. Or il existe désormais une volonté commune à certains pays de faire avancer le sujet des petits réacteurs modulaires (SMR). D'autres sujets pourraient faire l'objet de coopérations ponctuelles, comme les infrastructures de recherche ou le cycle de l'uranium. Dans la meilleure des hypothèses, les premiers petits réacteurs modulaires pourraient voir le jour en 2030. Le 4 mars, Bruno Le Maire espère réunir les représentants d'une douzaine de pays en marge d'un Conseil de l'énergie à Bruxelles.