Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Formation / 15/04/2024

L'apprentissage sera-t-il sacrifié pour des raisons budgétaires ?

Les dépenses publiques en matière de formation sont coûteuses. Mais elles constituent des investissements pour l'avenir de la jeunesse, pour les compétences et les filières du futur. Les annonces récentes sur la nécessité de réaliser des économies et la réduction des montants de prise en charge des contrats d'apprentissage suscitent donc des inquiétudes. Les représentants de la filière ont déjà pris leur bâton de pèlerin pour rappeler aux pouvoirs publics qu'ils ont contribué à faire économiser 800 millions d'euros. Ils sont prêts à continuer, mais alertent sur les répercussions potentielles de décisions prises sans concertation. Une moindre prise en charge des contrats d'apprentissage réduirait l'offre de formation et menacerait des organismes de formation, déjà en difficulté financière. Face à ces enjeux, l'association Les Entreprises Éducatives pour l'Emploi, dont le délégué général est Alain Léon et qui rassemble les principaux acteurs de l'enseignement supérieur privé à vocation professionnelle, a émis des propositions afin de réduire jusqu'à 2 milliards d'euros les dépenses publiques dans la formation. D'une part, en abaissant la prime à l'embauche de 6 000 à 4 500 euros (1,3 milliard d'euros d'économies publiques). D'autre part, en versant l'aide conditionnée au poste de travail et non plus à l'individu (650 millions d'euros d'économies publiques).

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi