L'industrie pharmaceutique alerte sur la perte d'attractivité du pays >
Le Leem (Les entreprises du médicament), présidé par Thierry Hulot et dirigé par Laurence Peyraut, qui représente les intérêts des laboratoires français auprès des pouvoirs publics, a publié son enquête annuelle sur la fiscalité de l'industrie pharmaceutique. Avec un taux global de prélèvements calculé par le cabinet PwC à 60 % du résultat courant avant impôts, la France est championne européenne des taxes à l'égard de l'industrie du médicament, très loin devant l'Allemagne (42 %). Les entreprises pharmaceutiques sont soumises à cinq taxes spécifiques au secteur santé pour un montant total de près d'un milliard euros par an, auxquelles s'ajoute la fameuse clause de sauvegarde qui a atteint 1,6 milliard d'euros en 2023 et un système de remises conventionnelles et légales qui pourrait s'élever à plus de 8 milliards d'euros en 2023. Par ailleurs, les prix des médicaments, sont fixés par l'État et figurent parmi les plus bas d'Europe. Cet alourdissement continu du taux de prélèvements depuis 2012 explique pourquoi la France, qui était le premier producteur de médicament en Europe jusqu'en 2008, ne figure plus qu'en sixième position et est passée du premier rang des essais cliniques en 2015 à la troisième place aujourd'hui.