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Pouvoirs / Contre-espionnage / 13/05/2024

Le raté français face au hacking de sept élus, dont Bellamy

Au moment où Xi Jingping foulait le sol français, le député européen François-Xavier Bellamy rendait publique une tentative de piratage, dont il a fait l'objet venant de hackeurs chinois. Cette opération remonte à 2021 et a touché sept députés et sénateurs français visés par un groupe de pirates informatiques, appelé APT31, et soutenu par le gouvernement chinois. La particularité de ces parlementaires est qu'ils appartiennent à l'Alliance interparlementaire pour la Chine (IPAC), un organisme international destiné aux législateurs qui considèrent la politique chinoise comme une menace pour les valeurs démocratiques. Mais le gros problème de cette intrusion informatique, est que les intéressés en ont été avertis par le ministère américain de la Justice, qui a mis la main sur des ressortissants chinois impliqués dans ce piratage. L'ancien sénateur André Gattolin, qui rédigeait à cette époque un rapport sur l'ingérence étrangère dans les universités et la recherche, s'est étonné qu'aucune agence française de surveillance n'ait été capable de repérer ce piratage. Qu'il s'agisse de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale ou de la DGSI. Même étonnement pour la députée Anne Genetet, elle aussi visée. Un raté grave, d'autant que le FBI a alerté les autorités françaises de ces soupçons de piratage dès 2022.

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