Les conséquences de la dissolution >
Alors que ces dernières semaines les noms d'Élisabeth Borne ou encore de Richard Ferrand étaient encore évoqués par l'entourage du chef de l'État lorsqu'il s'agissait d'indiquer les potentiels candidats au poste actuellement occupé par Laurent Fabius, dont le mandat prendra fin l'année prochaine, en mars 2025, ces pistes n'apparaissent désormais plus d'actualité. Et pour cause, la dissolution de l'Assemblée nationale, prononcée le 9 juin dernier par Emmanuel Macron, rebat complètement les cartes. Trois Sages doivent en effet être nommés au mois de février. Et que la Macronie ait la majorité, ou que ce soit le Rassemblement national ou le Nouveau Front populaire, le futur président de l'Assemblée nationale aura la délicate mission de nommer directement un juge constitutionnel. Emmanuel Macron lui aussi proposera un nom mais, contrairement aux cas des anciens ministres Jacqueline Gourrault et Jacques Mézard, il pourrait avoir le plus grand mal à faire approuver son choix en cas de défaite aux législatives. Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, les propositions de nominations du chef de l'État doivent être approuvées par l'Assemblée nationale et le Sénat…