Comment l'Élysée se prépare au second mandat de Donald Trump >
L'élection de Donald Trump a fait chauffer les téléphones de la présidence de la République. Une « cellule veille » avait été mobilisée au Palais la nuit du 5 au 6 novembre, afin de faire remonter en temps réel les informations à Emmanuel Macron. Et, très rapidement, l'entourage du chef de l'État a mesuré l'ampleur du défi à venir. « L'Europe doit prendre en main son destin, encore plus que ce qu'elle le fait déjà », réagissait un conseiller du Président au petit matin. Après avoir félicité le milliardaire américain, le chef de l'État appelait donc le chancelier allemand Olaf Scholz. Un partenaire qui s'avérera, quelques heures plus tard, en proie à une crise politique à la suite du limogeage du ministre des Finances, Christian Lindner. C'est pourquoi le risque pointé par l'ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, sur X (« Attendez-vous à ce que les Européens se précipitent en ordre dispersé à Mar-a-Lago pour demander un traitement privilégié par rapport à leurs voisins ») n'est pas pris à la légère dans les couloirs de l'Élysée. « La seule solution c'est une Europe plus souveraine », martèle le chef de l'État. Même si certains dans son entourage admettent que cette élection américaine créée « de l'incertitude » et « de l'inquiétude ».