Michel Barnier face à la fronde des agriculteurs >
L a FNSEA, premier syndicat agricole, ayant lancé un appel à la mobilisation nationale à partir de ce lundi par la voix de son président Arnaud Rousseau, le Premier ministre s'apprête à se retrouver dans une situation quasi-similaire à celle de Gabriel Attal il y a dix mois à peine. « Michel Barnier n'est pas dans la crainte », assure-t-on à Matignon où « on ne redoute pas grand-chose ». « Nous ne sommes pas Mme Irma. Notre rôle n'est pas de prendre la météo d'un mouvement social mais de trouver des réponses », ajoute un proche du Premier ministre. Des réponses que les agriculteurs n'ont pas à ce stade, au sujet du traité Mercosur, principal objet de la contestation. La mobilisation qui débute aujourd'hui devant les préfectures et sur des ronds-points, devra être responsable et sans violence, ainsi que l'a souhaité Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, lors d'une conférence de presse. Rappelons que la Coordination rurale, la Confédération paysanne et la FNSEA jouent aussi leur place pour les élections professionnelles agricoles prévues en janvier prochain.