Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Tchad et Sénégal / 16/12/2024

L'armée française perd pied en Afrique

Les avions de chasse français, basés au Tchad depuis des décennies, ont commencé à décoller mardi 10 décembre de N'Djamena, enclenchant le mouvement de retrait de l'armée française du pays après la résiliation de l'accord de défense par le Tchad. Ce pays était un maillon-clé de la présence militaire française en Afrique, constituant le dernier point d'ancrage de Paris au Sahel, après les retraits forcés de ses troupes au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La France déployait jusque-là près de 1 000 militaires au Tchad sur plusieurs empreintes militaires, un dispositif qui était amené à se réduire dans le cadre d'une reconfiguration de la présence militaire française au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Tchad, pour laquelle l'envoyé personnel d'Emmanuel Macron en Afrique, Jean-Marie Bockel, avait été chargé de consulter les différents pays. Au Sénégal, la nouvelle majorité a adopté une ligne souverainiste, notamment contre la présence des bases militaires étrangères. Le pouvoir a profité de la célébration des 80 ans du massacre de Thiaroye pour annoncer officiellement son souhait de ne plus voir de base militaire française au Sénégal. Les changements de pied d'Emmanuel Macron vis-à-vis de notre présence en Afrique à partir de 2021 ont amené les alliés traditionnels de la France dans cette région à ne plus croire dans la capacité et la volonté de Paris à jouer un vrai rôle. D'autant qu'à l'état-major des armées on explique – assez bizarrement – que trois officiers de liaison sont aussi influents qu'un régiment…l

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi